Le projet de loi sur la politique nationale du manioc 2020-2025 approuvé

AKP Phnom Penh, le 14 août 2020 —

Le projet de loi sur la politique nationale du manioc 2020-2025 a été approuvé par le Conseil des ministres lors de sa réunion hebdomadaire tenue ce matin au Palais de la Paix, à Phnom Penh, sous la présidence du Premier ministre Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn.

C’est ce qu’a fait savoir sur sa page Facebook officielle Phay Siphan, ministre délégué auprès du Premier ministre et président de l’Unité des porte-parole du gouvernement royal.

Selon la même source, la politique nationale a une vision claire d’établir une base de production durable de manioc pour une transformation de qualité. Elle fera du manioc une culture stratégique fournissant des revenus substantiels aux paysans et une base pour le développement de l’industrie de transformation au Cambodge.

La politique nationale du manioc 2020-2025 vise à transformer le Cambodge en un centre de production, de transformation et d’approvisionnement en manioc durable pour les marchés régionaux et mondiaux.

Pour ce faire, le Cambodge transformera la production familiale en production commerciale de manioc, soutiendra les transformateurs de manioc et attirer davantage d’investissements, et promouvra la compétitivité commerciale.

Le manioc est devenu la deuxième culture la plus importante au Cambodge, après le paddy. Chaque année, quelque 300 millions de dollars américains sont investis dans la culture du manioc sur plus de 600.000 hectares de terres dans 13 provinces.

D’après un rapport du ministère de l’Agriculture, des Forêts, de la Chasse et de la Pêche, en 2019, le Cambodge a exporté plus de 3,3 millions de tonnes de manioc (frais, chips et farine) vers les marchés étrangers, soit une hausse de 26,66% par rapport à l’année précédente. Le manioc frais et ses chips ont été vendus en Thaïlande et au Vietnam tandis que sa farine au Vietnam, en Chine, aux Pays-Bas, en République tchèque, au Canada, en Italie, en Inde et au Pakistan.

(Photo : AKP)

Par C. Nika