Plus de 100 vautours enregistrés au Cambodge cette année

AKP Phnom Penh, le 12 juin 2020 —

Un total de 119 vautours de trois espèces différentes ont été enregistrés dans quatre zones de protection naturelle au Cambodge, a annoncé hier Neth Pheaktra, secrétaire d’Etat et porte-parole du ministère de l’Environnement en citant le résultat d’un recensement national des vautours.

Parmi eux, on trouve 11 vautours à tête rouge (Sarcogyps calvus), 71 vautours à croupion blanc (Gyps bengalensis) et 37 vautours à bec fin (Gyps tenuirostris), a dit le porte-parole, ajoutant que le nouveau chiffre enregistré montre une diminution de 18 vautours par rapport au recensement de 2019.

Le recensement a été effectué dans les quatre zones de protection naturelle dans les provinces de Preah Vihear, Stung Trèng, Mondulkiri et Kratié le 10 juin dernier par le Groupe de travail de vautours du Cambodge (CVWG) en coopération avec le ministère de l’Environnement, le ministère de l’Agriculture, des Forêts, de la Chasse et de la Pêche, BirdLife International, le Fonds mondial pour la nature (WWF), le Centre d’Angkor pour la conservation de la biodiversité (ACCB) et la Wildlife Conservation Society (WCS).

Selon Neth Pheaktra, la réserve faunique de Siem Pang à Stung Trèng et la réserve faunique Chhèp à Preah Vihear ont la population de vautours la plus élevée avec respectivement 81 et 34 individus.

« Le recensement des vautours est très vital pour nous en vue de connaître le nombre exact de vautours au Cambodge et leur évolution », a souligné le porte-parole.

Toutes les espèces de vautours dans le Royaume sont protégées par la loi cambodgienne. L’année dernière, le gouvernement royal a interdit la vente et l’utilisation de diclofénac (bien qu’inoffensif pour les bovins et d’autres animaux, il entraîne la mort des vautours s’ils se nourrissent d’une carcasse d’un animal précédemment traité avec ce médicament) dans le pays afin de protéger le reste de la population de vautours.

Malgré les efforts de préservation du gouvernement royal et des organisations partenaires, les vautours du Cambodge sont confrontés à un risque d’extinction de plus en plus élevé, a dit Neth Pheaktra, précisant que l’empoisonnement, la perte d’habitat, la chasse, la pénurie alimentaire, le braconnage et le piégeage sont les principales raisons de leur déclin.

Neth Pheaktra a, en outre, affirmé que le ministère avait travaillé avec la WCS pour bien garder les nids d’œufs et éduquer les gens à protéger les vautours.

(Photo: Ministère de l’Environnement)

Par Nch