Le PM cambodgien rappelle la suprématie de la Constitution

AKP Phnom Penh, le 24 septembre 2019 —

A l’occasion de la célébration du 26e anniversaire de la Constitution du Royaume du Cambodge, le Premier ministre Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sen a rappelé à ses compatriotes la suprématie de la Constitution.

“La Constitution est la loi suprême du Royaume du Cambodge. Les autres lois et résolutions de chaque institution étatique doivent être conformes à la Constitution”, a dit le chef du gouvernement royal dans un message de Facebook ce matin.

En commençant par les Accords de Paix de Paris conclus le 23 octobre 1991 pour mettre fin à la guerre civile au Cambodge, a-t-il indiqué, ce dernier était parvenu à un nouveau tournant historique avec un accord interne visant à résoudre le problème politique en acceptant d’organiser des législatives en mai 1993 avec le soutien de l’Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge (APRONUC).

La Constitution nationale a été ensuite établie en 1993, a-t-il dit, ajoutant que le 24 septembre 1993, à Prasat Tevea Vinichay (la Salle du Trône) du Palais royal, Samdech Preah Norodom Sihanouk, le Roi-Père défunt du Cambodge, a signé un décret royal promulguant la Constitution du Royaume du Cambodge.

Parmi les points les plus importants stipulés dans la Constitution figurent le respect absolu de la monarchie constitutionnelle et de la démocratie libérale pluraliste, la séparation des pouvoirs entre les corps législatif, exécutif et judiciaire, les droits fondamentaux des citoyens et les principes de l’Etat de droit, etc., a souligné Samdech Techo Hun Sèn.

A noter que la Constitution de 1993 de 17 chapitres et 160 articles est la plus ancienne des six constitutions cambodgiennes depuis 1947. Elle a, jusqu’à présent, fait l’objet de huit amendements. Le premier a été adopté en 1994, le deuxième en 1999, le troisième en 2001, le quatrième en 2005, le cinquième en 2006, le sixième en 2008, le septième en 2014 et le huitième en 2018.

En 2004, une loi constitutionnelle additive a été adoptée pour assurer la normalisation des institutions nationales.

Par C. Nika