Samdech Hun Sèn retire son intention sur la peine capitale

AKP Phnom Penh, le 11 mars 2019 —

Samdech Akka Moha Sena Padei Tech Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a retiré ce matin son propos concernant son intention de modifier la Constitution pour permettre l’application de la peine de mort.

« Hier, j’ai annoncé mon intention d’infliger la peine de mort, mais pour ce faire, il est nécessaire d’amender la Constitution. Cependant, je ne demanderai pas l’amendement à Sa Majesté le Roi ni à l’Assemblée nationale, il faut avoir un référendum […]. Juste une nuit, il y avait beaucoup de commentaires sur ma page Facebook. […] J’ai accepté les commentaires de trois analystes », a dit ce matin le chef du gouvernement royal lors de la cérémonie de remise des certificats de fin d’études à plus de 3.000 nouveaux diplômés de l’Université de droit et des sciences économiques.

« Je suis d’accord avec les commentaires des trois analystes, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’amender la Constitution, mais davantage d’efforts pour rehausser l’éducation sur la moralité et la participation de l’ensemble de la société à la prévention de la violence et des abus qui sont également liés à la drogue et à l’alcool sont nécessaires », a-t-il ajouté.

Selon lui, le Cambodge doit renforcer l’éducation morale pour éviter tout abus et toute violence à l’égard des femmes, et appliquer strictement la loi contre les auteurs d’actes répréhensibles. L’emprisonnement à perpétuité suffit.

Hier, au cours d’une visite aux victimes d’agressions sexuelles dans le Centre de réhabilitation AFESHIP, à Phnom Penh, Samdech Hun Sèn a exprimé son intention de modifier la Constitution afin d’autoriser la peine capitale à tout père et grand-père qui ont violé leur propre fille ou petite-fille

L’agression sexuelle est un acte très malheureux et immoral, a dit le Premier ministre, soulignant que la peine de mort devrait être appliquée à ceux qui ont commis de tels abus contre des femmes et des enfants, en particulier leur grand-père, leur père et leur proche.

Par C. Nika