Le Cambodge rédige un projet de loi contre la maternité de substitution illégale

AKP Phnom Penh, le 13 décembre 2018 —

Les ministères des Affaires féminines et de la Justice ont été chargés de rédiger le projet de loi contre la maternité de substitution illégale considérée comme une nouvelle forme de traite des êtres humains.

En tant que président du Comité national de lutte contre la traite des êtres humains, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Samdech Kralahom Sâr Khéng, a fait le point lors de la célébration de la Journée nationale de lutte contre la traite des êtres humains tenue hier après-midi au Centre de conférence et d’exposition Koh Pich, à Phnom Penh.

Selon le vice-Premier ministre, la maternité de substitution illégale dégrade la valeur des femmes et affecte la moralité au Cambodge, sans parler de ses conséquences compliquées.

Le ministère de la Justice travaille actuellement sur le contenu du projet de loi et le transmettra au ministère des Affaires féminines pour examen technique.

Une fois que le contenu aura été approuvé par les deux ministères, une consultation interministérielle sera organisée afin de recueillir des opinions avant de soumettre le projet de loi au Conseil des ministres pour l’examen et l’approbation.

Profitant de cette occasion, Samdech Kralahom Sâr Khéng a exhorté les Cambodgiennes à ne pas recourir à la maternité de substitution en tant que moyen de générer des revenus.

Les autorités cambodgiennes ont, jusqu’à présent, arrêté environ 50 suspects impliqués dans cette pratique illégale.

Par C. Nika