L’organisation de l’ASEM représente l’opportunité inestimable du Cambodge

AKP Phnom Penh,​ le 05 février 2020 —

Le gouvernement royal du Cambodge est très engagé et positif quant au rôle du pays en tant qu’hôte du 13e Sommet de l’ASEM en 2020, tandis que d’intellectuels et haut officiel cambodgien sont aussi optimistes de l’organisation de ce prochain événement international.

Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a, à la fin du mois dernier, annoncé officiellement le rôle du Cambodge comme hôte du 13e Sommet de l’ASEM, prévu du 16 au 17 novembre 2020, à Phnom Penh, sous la thème « Renforcer le multilatéralisme pour une croissance partagée ».

Le Premier ministre a souligné dans ses remarques lors de la cérémonie de clôture de la conférence annuelle récapitulative du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale que dès que le Cambodge était devenu membre de l’ASEM en 2004, le pays avait toujours considéré l’ASEM comme un forum très important pour la coopération entre l’Asie et l’Europe suscitant des intérêts mutuels.

« Aujourd’hui, personne ne peut nier la valeur et l’importance de l’ASEM en termes de politique, de diplomatie et de relations interrégionales. Depuis sa création en 1996, l’ASEM a joué un rôle clé en tant que plateforme de dialogue et de coopération qui relie l’Asie et l’Europe », a poursuivi Samdech Techo Hun Sèn.

« L’ASEM est également une plate-forme qui offre au Cambodge de nombreuses opportunités pour accélérer et approfondir son intégration régionale et mondiale, » a-t-il dit, ajoutant : « Le prochain 13e Sommet de l’ASEM est un immense événement historique et diplomatique pour nous. L’accueil de ce Sommet est une excellente occasion pour le Cambodge d’affirmer au plus haut niveau notre engagement à renforcer le système multilatéral, à participer aux efforts mondiaux pour relever les défis mondiaux, et à améliorer l’économie mondiale. »

Alors que le Cambodge se dirige fièrement dans cette direction, des intellectuels cambodgiens ont exprimé leurs points de vue sur le rôle du Cambodge dans l’organisation de ce Sommet.

Le Dr Chheang Vannarith, président de l’Institut de la vision asiatique (AVI), a partagé ses idées avec l’équipe de l’AKP qu’en termes d’affaires étrangères, le rôle prouvait que le Cambodge en tant que membre d’une communauté internationale était responsable de l’engagement du pays dans l’ASEM.

D’après lui, la prochaine réunion n’est pas un investissement inutile. Elle témoigne des efforts déployés par le Cambodge pour maintenir la sécurité, la stabilité et le développement dans le monde, ce qui est effectivement son devoir comme membre actif d’une communauté internationale.

Le rassemblement contribue également à promouvoir la réputation du Cambodge. Il présente en outre la culture, la civilisation et le développement du Royaume dans le monde, car certains pays ont encore des connaissances limitées sur le Cambodge. Certains connaissent le passé du pays, comme la pauvreté, les mines et le génocide.

En d’autres termes, a-t-il précisé, le rôle d’hôte est une opportunité pour le Cambodge de présenter la réalité du pays et de son développement à la communauté internationale.

« En même temps, cela sensibilise les Cambodgiens à l’importance des affaires internationales et étrangères. Il est à noter que les Cambodgiens ne prennent pas au sérieux les affaires mondiales et la politique étrangère. Le prochain événement les aidera à mieux les comprendre. Plus notre pays est petit, plus nous devrions avoir des informations. Nous ne pouvons pas prendre une bonne décision sans informations adéquates », a dit le Dr Chheang Vannarith.

« Les Cambodgiens devraient se tenir activement informés des affaires internationales. Bien sûr, les questions intérieures sont primordiales, mais nous devons également consacrer du temps à suivre l’évolution mondiale, car elle peut impliquer directement ou indirectement notre vie. Si nous le comprenons, nous pouvons nous y adapter. La légitimité d’une administration ou d’un gouvernement ne dépend pas seulement du facteur interne, mais aussi des acteurs externes car il s’agit d’une reconnaissance internationale », a-t-il dit.

« La reconnaissance internationale aide à légitimer une administration ou un gouvernement. Si un gouvernement est isolé, sa légitimité se dégradera. Le Sommet profite également au Cambodge dans la mesure où il permet un dialogue bilatéral, qui est plus global que la discussion multilatérale. Il représente des opportunités à la fois pour les niveaux bilatéral et multilatéral, réaffirmant que le Cambodge n’est pas isolé et est reconnu par la communauté internationale », a indiqué le président de l’AVI.

Le Dr Kin Phea, directeur général de l’Institut des relations internationales relevant de l’Académie royale du Cambodge, a partagé la même idée que le Dr Chheang Vannarith, disant : « Il s’agit d’une occasion extraordinaire pour le Cambodge d’organiser un événement aussi vital auquel participeront plus de 50 chefs de gouvernement en Asie et en Europe. Il y a une série d’environ 5, 6 ou 7 réunions qui seront organisées dans le cadre du Sommet de l’ASEM. Il promouvra la réputation du Cambodge. »

« Le Cambodge a été déjà sévèrement battu par des guerres qui ont entraîné une rupture nationale totale. Maintenant, le Cambodge a connu un développement et a le statut d’égalité avec les autres pays de la région. L’ASEM est une porte diplomatique vitale pour le Cambodge afin de favoriser son cadre de collaboration dans la région et au-delà », a-t-il ajouté.

Ainsi, a-t-il expliqué, l’engagement du gouvernement royal du Cambodge en tant qu’hôte de l’ASEM est la meilleure décision, car le Royaume est une petite nation mais a fait preuve de tout son effort pour remplir son rôle de plateforme internationale. Le rôle d’hôte du Sommet de l’ASEM renforcera la confiance des investisseurs étrangers envers le Cambodge et son cadre de coopération internationale aux niveaux régional et international. Le Cambodge peut bénéficier grandement de l’accueil du Sommet.

De son côté, Meas Sophorn, sous-secrétaire d’Etat et porte-parole du ministère de l’Information, a fait part de son optimisme personnel quant au rôle du Cambodge comme hôte du Sommet de l’ASEM.

« L’hôte du 13e Sommet de l’ASEM est une fierté nationale du gouvernement royal du Cambodge sous la direction de Samdech Techo Premier ministre, qui a travaillé dur pour promouvoir l’image et l’honneur nationaux sur la scène internationale. L’hôte du 13e Sommet de l’ASEM en 2020 est rendu possible grâce aux efforts du gouvernement royal pour instaurer la paix et le développement. »

« Le rôle d’hôte du Sommet de l’ASEM démontre également la grande valeur et la confiance accordées au Cambodge. Le Royaume peut tirer de nombreux avantages du 13e Sommet de l’ASEM. Premièrement, nous pouvons établir le profil de la réputation et de l’honneur nationaux sur la scène internationale. Deuxièmement, nous pouvons prouver au monde que le Cambodge, sous la direction de Samdech Techo Premier ministre, est pacifique et avec l’ordre social. Le Cambodge se développe et est pleinement capable d’assurer la sécurité et l’hospitalité des délégations participantes à la réunion. »

Le Dr Kin Phea a poursuivi que le rôle d’hôte du Sommet de l’ASEM a à la fois le plus et le moins. Cependant, les intellectuels cambodgiens restent très positifs sur l’événement.

« Etant l’hôte du Sommet, le Cambodge doit faire face à certains défis financiers car nous devons couvrir les dépenses. Mais en retour, nous tirerons d’énormes avantages de la réunion. En plus d’une meilleure réputation sur la scène internationale, nous pouvons renforcer la confiance des investisseurs étrangers dans la paix et la stabilité politique et la capacité de gestion du gouvernement royal », a-t-il expliqué.

« Nous pouvons aussi attirer plus de touristes internationaux car grâce à un tel événement international, il y aura une large couverture médiatique dans le monde. Le monde accordera une attention particulière au Cambodge. C’est une sorte de publicité sur le Cambodge dans le monde. De plus, c’est une opportunité pour la promotion de la richesse culturelle du Royaume dans le monde. Je suis très convaincu que le Cambodge est sur la bonne voie pour son choix de politique diplomatique », a-t-il déclaré.

Le Dr Chheang Vannarith, président de l’Institut de la vision asiatique (AVI)

Le Dr Kin Phea, directeur général de l’Institut des relations internationales relevant de l’Académie royale du Cambodge

Meas Sophorn, sous-secrétaire d’Etat et porte-parole du ministère de l’Information

Par l’équipe de l’AKP