Samdech Hun Sèn: Les droits de l’homme devenus un prétexte à une ingérence politique

AKP Phnom Penh, le 29 septembre 2018 —

Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a exprimé son regret que certains pays puissants avait utilisé les droits de l’homme comme prétexte pour s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres pays.

“Nous avons de tout cœur le regret de souligner que les droits de l’homme sont devenus ‘une mission pour imposer la civilisation’ pour certaines nations puissantes ou, peut-être, comme prétexte à une ingérence sous le label de protection de droit politique”, a dit Samdech Techo Hun Sèn dans sa déclaration lors du débat général de haut niveau de la 73e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies tenu à New York hier après-midi (heure locale à New York).

En conséquence, a-t-il poursuivi, l’imposition de sanctions unilatérales est devenue une arme populaire des nations puissantes dans la gestion de leur politique internationale, qui est complètement entraînée par leurs programmes géopolitiques. Ce n’est rien d’autre qu’un usage de la force brutale d’un État particulier pour imposer sa volonté à d’autres États souverains.

“En un mot, là où les époques de l’impérialisme et du colonialisme sont devenues l’histoire, nous devons reconnaître que toutes les nations présentes à l’Assemblée générale ne suivront pas le modèle de gouvernement d’un pays. Les grands pays ne devraient pas tenter d’installer leur système administratif dans d’autres petits pays, car ces petits pays possèdent également leur souveraineté et l’aspiration légitime à maintenir leur propre identité”, a-t-il souligné.

Dans les temps modernes d’interdépendance, une mentalité coercitive de style ancien devrait être mise fin, a dit le chef du gouvernement cambodgien, ajoutant que les grands et petits pays doivent se respecter et s’en tenir au droit international et à la Charte des Nations Unies.

Par C. Nika